Le Latin au Parc — Carnet de Voyage

Jour 1

 

Nous partîmes cinquante / en quittant nos matrones, Et nous vîmes cinquante / en atteignant Ancône.

 

Les Gaffiots chéris / pour valises tronquons Veni, vidi, vici / passons le Rubicon.

 

Traînant nos saucissons / et nos cernes marquées, Notre voix écorchons / pour le karaoké.

 

Il n’y a rien de tel/ qu’un lundi au soleil Quand celui-ci du ciel / disparaît — ô merveilles !

 

Couleurs, dorez la page/ et ravissez nos yeux !

 

Pourquoi suis-je en voyage ? / pourquoi hypokhâgneux ?

 

Florian, Sonia, Agnès, Clara H811

Avec l’aimable collaboration de Corneille, Racine, César, Claude François.

 

 

 

 

 

Jour 2 : Dodone et les Météores

 

Après une nuit festive mais courte à bord du ferry, nous avons découvert la côte grecque sous un magnifique ciel bleu. Et c’est avec des regards émerveillés que nous avons abordé, tous prêts et impatients de découvrir  les nombreux trésors que ce majestueux pays possède. Nous nous sommes tout d’abord rendus à Dodone, à une heure d’Igoumenitsa, notre port d’arrivée ; une heure pendant laquelle nous avons eu droit à un cours en accéléré sur l’histoire de la Grèce. Dans l’après-midi, malgré nos ventres qui criaient famine et la fatigue générale, nous n’avons pu qu’être ébahis devant le spectacle que nous offraient les monastères des Météores. Nous n’en avons visité que deux : Agios Varlaam et Agios Stephanos. Deux mots pour décrire ces lieux : calme et beauté. Posés délicatement au sommet de pitons rocheux, ces monastères se dressent humblement et majestueusement face aux éléments. Après cette pause hors du temps, nous avons repris la route vers Delphes. 4h30 de route. Autant vous dire qu’à l’arrivée nous n’avions que trois envies : manger, se doucher, dormir. C’est avec un bâillement que je termine le récit de notre première journée en Grèce.

 

Thomas H811

 

 

                       

Départ                                                 Dodone                                         Météores 

 

 

 

Jour 3 : Delphes

Hypochoeur : ô Grèce, unique objet de mon ressentiment ! Toi, qui par tant de pieds impurs te trouve violé ! Toi, qui seule as le mérite d’être digne de ma piété, entends mon appel !

 

Que les saints gros cailloux de Delphes nous guident vers l’oracle, et que la voix divine nous mène sur le chemin de l’ENS ( en lettres grecques ) ! Mais qui vient ainsi ? C’est Apollon au rameau vigoureux, Apollon au char de feu, Apollon qui vient pourfendre le dragon !

 

Apollon : faites attention aux ruines, hypokhâgneux mal léchés ! Vous seuls, humanistes pèlerins avez toutefois remporté les courses de Karephour ; vous avez ainsi mérité d’intégrer l’ordre de mes prêtres. Purifiez-vous à présent dans les eaux de Castalie.

(Il secoue le rameau d'olivier)

 

Mère d’Olivier : l’eau vous donne des démangeaisons, des douleurs ? Essayez l’huile de MacDos recommandée par mon fils contre les coups d’Hélios.

 

Apollon : celui-là me fait pythie ; il faudra des siècles pour qu'on découvre que c’est la Terre qui tourne autour de lui. C’est un problème complexe... Demandons à Oedipe ce qu’il en pense.

 

Œdipe (arrivant nonchalamment) : la route pour Thèbes s’il vous plaît.

 

Hypochoeur : c’est ainsi que sur la route de la voie divine nous nous rendons aux monastères, avec comme seul moyen de sustentation, melting potos de porkos sur lit de pommes dorées et sublimos de cochonos sur son émincé de patates douces.

Rambos Kagathos : çà va finir en salade grecque tout çà...

 

Florian, Agnès, Sonia, Jeanne , Adrien, Clara H811

 

Delphes 

 

 

 

Jour 4 : Athènes

Aujourd’hui , c’est sous le regard amusé et moqueur d’Athéna qu’une horde de jeunes français harassée a foulé le marbre glissant de sa cité.

 

Le Parque :  « comment ces petits néophytes français ont-ils apprécié votre splendeur ?

 

Athéna : on peut dire qu’ils ont été en-thousiastes ! J’ai soufflé une brise divine sur les esprits  « pollués » et c’est un regard admiratif qu’ils ont posé sur les vestiges des temples que Périclès fit bâtir en mon honneur, sur l’Acropole. Comme je ne suis ni égoïste ni rancunière, j’ai accepté de partager une part avec d'autres dieux : l’Erechteion en est un exemple.

 

Le Parque : avez-vous pu converser un peu plus intimement avec ces jeunes gens ?

 

Athéna : plusieurs artistes ont tenté de représenter mon auguste figure et ces jeunes français ont pu voir ce qu’il en restait au Musée de l’Acropole ; mais je n’étais pas toujours sous mon meilleur profil. Que voulez-vous, même les dieux subissent les ravages du temps !

 

Le Parque : les autres dieux n’ont -ils pas été trop déchirants ?

 

Athéna : non ; à vrai dire la rupture a été progressive. Ils sont restés déguster un peu de tsatziki et ont déambulé dans les alentours. C’est le ventre bien rempli de soublakia qu’ils sont partis vers d’autres horizons. Corinthe fut leur prochaine destination. Néanmoins, contraints par un Cronos zélé, ils durent se dépêcher. Voilà.

 

Le Parque : un dernier petit mot à adresser à ces vaillants aventuriers ?

 

Athéna : oui. Ils resteront à tout jamais sous mon égide, et les ailes de Vara planeront éternellement sur leurs têtes. » 

 

Héléna, Amélie, Léa H813

 

 

      

Parthénon                                        Vue de l'Acropole 

 

 

 

 

 

 

 


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