Le Latin au Parc

Bienvenue au Parc !

 

Chaque semaine, un ou deux hypokhâgneux, du groupe de latin débutant, vous livrent leurs impressions, et rien que leurs impressions, sur l’apprentissage du latin : élève déjà initié ou totalement novice, chacun souhaite les partager, avec son lot d’imprécision et de fulgurance. 

 

Les Romains levaient le pouce (d’ailleurs, nous ne savons pas !), certains jettent des tomates au jury, nous, au lycée du Parc, quand nous aimons, nous faisons « pschittttt ».

C. L.-G.

 

 

 

 

Semaine 6

Nouvelle semaine riche en nouveautés au pays des latinistes. Après les deux premières conjugaisons pas trop compliquées pour nos cerveaux d’hypokhâgneux amateurs, les choses se corsent de plus en plus. Et oui, finies les régularités, place aux verbes qui n’en font qu’à leurs têtes. Si le futur allait de pair avec les terminaisons en « b » : amabo, amabis, amabit, une conjugaison musicale qui fait tilt dans nos têtes, la fin de cette ère a sonné. La vigilance devient alors le mot d’ordre si l’on ne veut pas tomber dans le caniveau du contre-sens. Et comme à notre habitude, après les découvertes, la pratique : place à la traduction des petites phrases dans lesquelles les trois conjugaisons et les trois déclinaisons sont mélangées pour notre plus grand bonheur… puis, ce fut l’heure des fameuses « Sententiae Antiquae »  avec du Térence et son « homo sum » ou encore Sénèque qui nous dit que « otium sine litteris mors est ». Et c’est avec Lucrèce que notre séance s’achève, elle que Sextus enleva, elle, l’épouse de Collatinus qui se donna la mort : un texte digne des Romains ! 

 

 

 

Nous étions en cours de latin comme Ulysse et ses compagnons qui naviguaient vers de nouveaux horizons, pour le meilleur et pour le pire. À l’aube de cette nouvelle journée, il me semblait que quelque chose n’allait pas. J’eus le pressentiment que nous allions entrer en collision avec un nouveau monstre mythologique, une nouvelle terreur dans l’apprentissage de cette glorieuse langue ancienne, comme si je vivais les derniers instants de paix avant l’arrivée d’une tempête fracassante. Soudain, nous le vîmes et nos visages devinrent blêmes : l’ouragan « Pronoms-adjectifs démonstratifs » nous frappa avec une telle force que notre bateau faillit se renverser ! Certains tenaient bon pendant que d’autres tombaient dans le maelström de la confusion et de l’incompréhension. Les quatre serpents marins Hic, Iste, Ille et Ipse jaillirent de l’ouragan et nous attaquèrent, mais nous apprîmes leurs faiblesses et luttâmes à coups de concentration et de logique ! Nous parvînmes à les décrypter en apprenant leurs déclinaisons et ce qui semblait être un obstacle insurmontable diminuait progressivement d’allure. Cependant, nous demeurons sur nos gardes : la bataille est loin d’être terminée.

Le latin est dur, mais c’est le latin.

 

 

Nous vous disons « pchitt » et à la semaine prochaine !

Selma, Anaïs et Jean-Michel H812


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