QUO VADIS ? Épisode 1

 

 

Redécouvrez le plaisir de lire en feuilleton avec Quo Vadis ?  le best-seller d’Henrik Sienkiewicz dans l'édition de Claude Aziza.
Découvrez le premier épisode !

 

Éditeur : Les Belles Lettres

Édition Première édition

Support Livre broché

Nb de pages XVIII - 638 p. Bibliographie . Appendices .

ISBN-10 2-251-44390-8

ISBN-13 978-2-251-44390-4

GTIN13 (EAN13) 9782251443904

 

Retour au feuilleton, avec QUO VADIS ? (Henryk SIENKIEWICZ, 1896)

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« Je songe à une grande épopée chrétienne où je voudrais introduire saint Pierre, saint Paul et Néron, la première persécution, et donner une série de tableaux tellement universels et magnifiques que l’on serait obligé de les traduire du polonais dans toutes les langues. »

 

Dès lors, le romancier polonais est allé chercher l’inspiration sur place. Lors de ses cinq séjours à Rome, il a retrouvé bien des compatriotes qui lui firent découvrir une petite chapelle là où, selon la légende, Jésus serait apparu devant Pierre fuyant Rome et la persécution. Cette chapelle, nommée Santa Maria delle Piante, avait pris une valeur symbolique parmi les Polonais exilés à Rome. Depuis 1842 et la création de l’ordre des « résurrectionnistes », ceux-ci avaient pris l’habitude de s’y réunir pour songer au destin de la Pologne.

 

Le roman aura un titre en (médiocre) latin: Quo Vadis ? ( vas-tu ?). Jésus, apparu miraculeusement devant Pierre en fuite, lui indiquait implicitement le chemin. L’Apôtre devait racheter, par son supplice à Rome, la trahison de Jérusalem, montrant ainsi à tous les païens la grandeur de la religion nouvelle.

 

Quo Vadis ? commence à être publié en feuilleton à partir du 26 mars 1895 simultanément à Varsovie, Cracovie et Poznan. Terminé à Nice le 18 février 1896, il paraît en librairie la même année. Avant que d’être, en 1900, publié en français, il aura vingt-deux traductions en langues étrangères, dont une en latin, offerte au pape Léon XIII qui donne sa bénédiction au livre !

 

Mais la radicale nouveauté de l’œuvre, qui ne fut sans doute pas perçue immédiatement – si tant est qu’elle l’ait jamais été – dans les pays qui la traduisirent, c’est que, pour la première fois, parler d’Antiquité permettait de parler du présent. Car, derrière la Rome de Néron, c’est la Pologne de Sienkiewics qu’il faut voir. Un pays déchiré, dépecé entre Prusse, Autriche et Russie, dont le nouveau tsar, Alexandre II, se mit, en 1878, à poursuivre les catholiques uniates qui obéissaient à la papauté, pour les convertir de force à l’orthodoxie. Et l’on vit partout des brochures qui dénonçaient ces nouvelles persécutions et, parfois, les comparaient explicitement à celle attribuée à Néron.

 

Le succès du roman fut immense. Dès le premier mois, en France, on vend 10 000 exemplaires (c’est énorme à l’époque). En quinze mois 175 000 exemplaires se sont arrachés. Ce  triomphe – mondial – valut à l’auteur le prix Nobel de littérature en 1905.

Ce roman, nous allons le retrouver dans son état d’origine, en feuilleton, comme il se doit. 

      

 

Claude Aziza