Edito - A l’école d’Athènes

Tous les mille ans, « dans un lieu reculé aux confins du Levant », l’oiseau Phénix se retirait pour construire un nid parfumé de fleurs et d’aromates. Il s’y couchait, puis s’embrasait aux rayons du Soleil pour mieux renaître. Vieux de plusieurs millénaires, l’oiseau mythique passait aussi pour connaître et avoir vu toute l’histoire du monde en raison de son grand âge. Ce n’est donc pas un détail si Homère a choisi de donner le nom de Phénix au précepteur d’Achille : la connaissance est une nouvelle naissance, une renaissance. 

L’éducation, la paideia, est un des grands sujets de l’Antiquité : les dieux, les chères têtes blondes que sont les héros, les grands chefs et les petits enfants, tous (mais malheureusement pas toutes) doivent prendre le chemin de l’école. Ils y allaient parfois en traînant les pieds. D’Achille au roi Numa, les bouillants héros et les futurs législateurs ont donné du fil à retordre à leurs professeurs. Mentor avec Télémaque, Chiron avec Héraclès et Jason, Phénix avec Achille et la nymphe Égérie avec le roi Numa, tous ont usé de patience et, mordicus, ont tout donné pour former leurs élèves et en faire des héros. 

Amis des Classiques, saluons les éducateurs mythiques, Mentor, Chiron, Phénix, Égérie et souhaitons-leur bien des émules ! 

 

L’éducation avant notre instruction publique épisode 1 : L'éducation dans l'Antiquité