Jours de fêtes

Amis des Classiques, retournons en enfance !

 

La période des fêtes est propice à l’émerveillement. Les sapins sont couronnés de leur étoile, les calendriers de l’avent se vident peu à peu de leurs sucreries, les guirlandes illuminent les rues et tout le monde trépigne pour savoir si, oui ou non, il y aura de la neige à Noël.

Amis des Classiques, avouons-le : chaque année, ce même cirque nous ramène un peu en enfance !

 

À Rome aussi, le mois de décembre était marqué par des célébrations festives : les fameuses Saturnales. À cette occasion, on organisait de grands repas, on accrochait du gui dans les maisons et on offrait aux enfants de petites figurines en terre cuite. « Les Saturnales, c’est le meilleur jour ! » s’écrie Catulle qui, lui aussi, semble avoir rajeuni d’un coup[1].

Partout dans la Ville et à la campagne, les habitations s’animent et s’égaient : « toute la maison retentit de cris de joie », écrit Pline le Jeune à son ami Gallus[2].

Nihil novum, donc, sous ce soleil dont la naissance sera officiellement célébrée dans tout l’Empire à partir d’Aurélien (270-275) à la date du... 25 décembre[3].

 

Dans lAntiquité, les enfants étaient sans doute moins regardants qu’​aujourd'hui au moment des fêtes. Ci-dessus, un exemple de jouet en terre cuite (© Getty Villa)

 

Cette semaine et durant la période des fêtes, la Vie des Classiques retourne en enfance !

Nous poursuivrons la lecture des aventures du petit Marcus dans les rues de Pompéi. Nous découvrirons quels supplices les Anciens réservaient aux enfants désobéissants. Nous verrons aussi, au détour d’une anthologie, que l’enfance dans l’Antiquité n’était pas qu’un âge d’émerveillement.

Enfin, nous nous plongerons avec délices dans la lecture d’Hémiole de Pierre Squara, un passionnant roman historique – inédit et gratuit ! 

 

Des petits enfants romains qui jouent et chahutent (© Kunsthistorisches Museum)

 

 

 

 


[1] Catulle, Poèmes, XIV, 15.

[2] Pline le Jeune, Lettres, II, 17.

[3] La fête du Dies Natalis Solis Invicti. Le mot latin « natalis » est à l’origine du « noël » français.