La fête des voisins

Amis des Classiques, saluons nos voisins !

 

Vendredi, certains d’entre nous, de bon ou de mauvais gré, passerons une partie de leur soirée dans le local, le hall, la cage d’escalier de l’immeuble, à écouter les arcanes de la tarte aux poireaux, ou les histoires extraordinaires qui se sont déroulées dans les murs du bâtiment. L’initiative est née à Paris à la fin du siècle dernier, pour favoriser le lien social, avant d’être suivie par la plupart des villes de France et certaines villes européennes.

 

Cette semaine, faisons connaissance avec nos voisins : partons en Amérique apprendre comment la démocratie américaine s’est inspirée de références à l’Antiquité pour mieux s’en écarter par la suite, accueillons rue de la Sorbonne des étudiants venus de Rio pour apprendre le Grec, philosophons tant bien que mal avec Hervé, le voisin encombrant, écoutons les latinistes allemands déclamer Cicéron ou rions avec Jean Yanne des problèmes de circulation !

 

Si, en matière de célébration, les Anciens n’étaient pas de reste, la fête des voisins ne figure pas au registre de leurs inventions : l’isolement des grandes villes n’était pas dans leurs préoccupations. Si tel avait été le cas, il y a fort à parier qu’il y aurait eu un Ovide ou un Apollodore pour lui concocter une origine divine. 

 

Amis des Classiques, voici une occasion inouïe : inventer un mythe.