Le latin au Parc - Semaine 2

Bienvenue au Parc !

Chaque semaine, un ou deux hypokhâgneux, du groupe de latin débutant, vous livrent leurs impressions, et rien que leurs impressions, sur l’apprentissage du latin : élève déjà initié ou totalement novice,  chacun souhaite les partager, avec son lot d’imprécision et de fulgurance.

Les Romains levaient le pouce (d’ailleurs, nous ne savons pas !), certains jettent des tomates au jury, nous, au lycée du Parc, quand nous aimons, nous faisons « pschittttt ».

CLG

Apprendre le latin au Parc Saison 5

 

            Quatrième séance de l’année, pour la classe de latinistes (s’ignorant encore) débutants, que nous sommes. Il y a deux semaines de cela, parfaitement novices, profanes, non-initiés ne sachant rien de cette langue ancienne, nous voilà désormais lancés dans la première, puis la deuxième déclinaison ! Et ce n’est pas tout : les secrets occultes de la version latine n’en auront bientôt plus pour nous. Enfin, parler de traduction simplifiée, à ce stade, serait plus approprié ! Mais cette pureté apparente des sentences proposées (« La fortune aime les grands hommes ») nous offre un authentique retour, à la fois en enfance, comme dans l’Antiquité ! Qui ne se rêve pas tribun de la plèbe ou gardien de rites oubliés ? Qui ne voit pas là un accès nouveau à ce qui lui était jusqu’alors refusé ? Comment ?! Vous doutez encore des bienfaits du latin ? Laissez-moi vous dire que beaucoup paieraient cher pour faire le lien entre Copia, l’abondance, et un repas copieux ; ou encore entre sagitta, la flèche, et le signe du sagittaire...

            La parole serpente dans la classe, même si elle semble s’attarder parfois, à un endroit précis. Si erreur il y a, cela n’a aucune espèce d’importance, l’essentiel étant de s’exercer, de façon presque mathématique… Qui oserait dire que les littéraires, (in)dignes représentants des humanités, ne sont pas doués de rigueur et de méthode ?

            Nous revoilà, deux jours après, le jeudi suivant, cette fois-ci dans une ambiance plus matinale, mais non moins estivale, où les hypokhâgneux et hypokhâgneuses du Parc se font une joie d’entretenir la relation naissante entre leur tête et leur bureau : et pas seulement à cause de la fatigue ! C’est la passion de la deuxième déclinaison, encore et toujours, qui les anime et les consume. C’est la découverte du genre neutre ; c’est la découverte de nouveaux fragments de sagesse « Bella sunt mala et multa pericula habent » (les guerres sont mauvaises et comportent de nombreux périls… mais pas autant que l’apprentissage du latin). C’est également le moment de constater, pour notre classe en grande partie féminine, que le masculin l’emporte aussi en latin ; priorité pour ce genre, donc !

            Mais nous n’avons pas fait que le constater : nous l’avons aussi expérimenté, noyés sous les feuilles d’exercices, et ceux-ci dans tous les sens possibles, mettant à rude épreuve notre souplesse comme notre logique. Arriverons-nous à terrasser, d'ici la fin de l'année, ce terrible adversaire ?

Valete !

            Nous vous disons « pchitt » et à la semaine prochaine !

 

Clémence H812


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