Passé, présent, avenir

Amis des Classiques, avançons en arrière !

 

Les règles du rugby, fixées en 1870, supposent que, pour avancer, il faille envoyer la balle derrière soi. Se retourner pour mieux progresser : voilà un paradoxe que les joueurs de ce sport, dont nous célébrons actuellement la coupe du monde, partagent avec les amoureux des mondes anciens.

 

Amis des Classiques, avançons en arrière ! Cela ne signifie certes pas régresser ou aller à reculons « comme une écrevisse »[1], mais avancer sans jamais cesser de lancer un œil par-dessus son épaule, discernant, comme s’en fait le projet une exposition qui vient d’ouvrir ses portes au Musée du Louvre, « ce qui, dans l’histoire des sociétés disparues, nous renseigne sur les chances et les périls du futur ».

 

Cette semaine dans La Vie des Classiques, nous verrons que les sociétés antiques ont plus que jamais leur rôle à jouer dans la construction de notre présent.

Nous poursuivrons notre réflexion sur la nature de la démocratie, son passé, son avenir, avec la Grande Question de Paul Demont. Nous parcourrons le campus de l’université de Princeton, où les classics sont bien vivants. Nous déambulerons parmi les ruines de Carthage et méditerons sur le destin de cette urbs antiqua autrefois célébrée par Virgile.

Enfin, nous évoquerons, au détour d’une anthologie sur les modes vestimentaires dans l’Antiquité, l’inénarrable fashion week qui se déroule actuellement à Paris et qui repose elle aussi sur la capacité des mannequins à avancer d’un pas stable et assuré sans jamais oublier de revenir sur soi.

 

 

 

 

 

 


[1] Umberto Eco, À reculons, comme une écrevisse, Grasset, 2006.