Rue de la Sorbonne — Où sont les clés du monde contemporain ?

Les classiques sont bien vivants entre les murs de la vieille Sorbonne, où latinistes et hellénistes continuent d’inscrire les temps anciens au sein du monde moderne !

 

 

 

Ces périodes de rentrée offrent d’inépuisables sujets d’étonnement et de réflexion : dans l’amphithéâtre Richelieu, le 14 septembre, 400 étudiants environ se pressaient pour assister à la réunion de rentrée en Licence de Lettres. Le parterre, les balcons, les travées parfois, ont accueilli une foule composée de nouveaux bacheliers, de salariés en reprises d’études... Que venaient-ils entendre ? Sûrement pas le décompte des coefficients et des ECTS dans des maquettes de toute façon incompréhensibles. Ils venaient entendre vanter l’intérêt des études littéraires, l’étendue et l’importance de l’héritage antique... Au terme d’une année où les langues anciennes ont été durement attaquées mais aussi parfois très mal défendues, la responsabilité qui incombait aux enseignants de latin et de grec était immense. Dans la confusion générale propre à toute réunion de rentrée, quelle ne fut pas ma surprise (et ma joie) de voir entrer dans une salle introuvable, perchée au sommet d’une passerelle métallique, une trentaine d’étudiants venus m’entendre parler de l’articulation des disciplines, des échos répétés entre Antiquité, modernité et monde contemporain pour une réunion spécifique consacrée à la Licence Culture Antique et Monde Contemporain? C’est tout un pan de la culture et de l’intelligence du monde qui s’ouvrait à eux et les lueurs dans ces jeunes regards annonçaient déjà le plaisir que nous aurons à faire ensemble les allers-retours entre ces périodes si proches et si lointaines à la fois.

A.R.

 

 

 

 

 


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